MaternitĂ©,  Naissance

DĂ©passement de terme đź“…

15 octobre 2018 : La fameuse DPA, le jour oĂą tout le monde va venir sonner Ă  ta porte pour demander des nouvelles. J’ai passĂ© cette journĂ©e un peu surexcitĂ©e, comme Ă  attendre le père noĂ«l tout en sachant qu’il ne passerait peut-ĂŞtre pas, le père noĂ«l. Cette fameuse date n’est que prĂ©visionnelle, elle ne veut rien dire, et pourtant vous l’avez ancrĂ© dans votre mĂ©moire depuis des mois, votre cerveau est prĂ©parĂ© Ă  ce que bĂ©bĂ© arrive vers cette date-lĂ , mais… bĂ©bĂ© ne semble pas vouloir sortir. Pas grave, je savais que c’était une possibilitĂ©, ce soir on se dĂ©tend et on se tient prĂŞts pour demain !

16 octobre 2018 : J+1 = rendez-vous Ă  l’hĂ´pital. La sage femme a l’air Ă©tonnĂ© que bĂ©bĂ© ne soit pas encore sorti pourtant c’est elle mĂŞme qui m’a dit qu’il y avait peu de chance que bĂ©bĂ© sorte avant le 15 haha, elle est drĂ´le non ? Bref, journĂ©e optimiste quand mĂŞme ! La date fatidique est passĂ©e et ça fait du bien, bĂ©bĂ© ne devrait plus tarder et on l’a vu hier, il n’y a pas de science exacte, 41 semaines d’amĂ©norrhĂ©es, 9 mois ou 280 jours… tout ça ce ne sont que des chiffres, des approximations, bĂ©bĂ© arrive quand il en a envie. BĂ©bĂ© a peut-ĂŞtre besoin de finir sa mise en beautĂ© ? Aujourd’hui maman est optimiste, elle croit que c’est peut-ĂŞtre aujourd’hui. Le soir, une grosse marche mais rien n’y fait, que je fasse 3km, 5km ou 10km, vite, pas vite, bĂ©bĂ© a l’air de ne pas ĂŞtre perturbĂ©. On verra bien demain…

17 octobre 2018 : Celui ou celle qui osera me dire que je ne suis pas quelqu’un de patient n’est pas nĂ© haha. Ce qui est marrant, c’est que mĂŞme quand on pense avoir quelque chose d’acquis, en loccurrence la patience, on se retrouve tout bĂŞte en rĂ©alisant qu’on a encore BEAUCOUP Ă  apprendre… Et oui, toute une vie ne suffit pas pour savoir, mais elle permet au moins d’apprendre. Aujourd’hui, c’est mitigĂ©. Toujours pas de signes que bĂ©bĂ© va arriver. C’est très Ă©trange comme sensation mais il faut continuer Ă  attendre tranquillement. Alors je fais tout pour ne pas dĂ©sespèrer malgrĂ© toute l’excitation que je ressens, tout peut se passer très vite comme certaines mamans le disent. Je me pose quand mĂŞme pleins de questions, pour comprendre ce que tout ça veut dire. Pourquoi mon bĂ©bĂ© ne me montre pas qu’il veut sortir ? Tout ça est Ă©trange. Aujourd’hui est une journĂ©e Ă©trange. Mais aujourd’hui reste une bonne journĂ©e car bĂ©bĂ© est avec moi et qu’il va bien.

18 octobre 2018 : toujours pas de signe annonciateur, pourtant je suis bel et bien prĂŞte Ă  donner naissance Ă  mon petit bout. Le matin encore un petit tour Ă  l’hĂ´pital, un petit coup de monito, RAS, la journĂ©e une bonne promenade en voiture pour aller au rendez-vous de papa, et une petite promenade au centre commercial pour maman en l’attendant et le soir on mange dehors. Toujours rien. C’est la nuit du 18 au 19 que tout va changer… hihi

19 octobre 2018 : Passé minuit, maman a ses premières contractions et attend deux heures pour voir si elles sont régulières. Au debut, j’étais contente d’avoir mal, mais ça c’était au début. Vers 3h nous arrivons à l’hôpital, on m’examine et m’anonce qu’il est trop tôt pour rester. Déception mais de retour à la maison, les contractions se font plus douloureuses, youpi (même si ce n’est pas ce que je me dis sur le coup). J’ai l’impression que quelque chose se passe et j’ai raison. Je fais de mon mieux pour gérer les douleurs, papa m’aide énormément, il est aux petits soins. Mais en fin d’après-midi je n’en ai plus, il faut qu’on calme mes douleurs et qu’on me rassure : le travail commence, parce que là ça fait sacrément mal ! Ce sont les pompiers qui m’emmeneront à l’hopital. A partir de là, tout le monde a très bien pris soin de moi et quand cette adorable aide soignante me dit qu’elle me garde, j’en pleure de joie.

20 octobre 2018 : Après minuit, les choses s’accélèrent pour de bon. Bientôt bébé sera dans mes bras. J’ai eu la chance d’être entouré de professionnels très bienveillants et qui faisaient tout pour que j’aille bien. J’ai eu l’incroyable chance de pouvoir pousser mon bébé pour donner la vie et de l’avoir contre moi ensuite. Juste le plus beau moment d’une vie. Un moment que je souhaite pour chaque femme. Un moment que j’avais imaginé un million de fois, où je m’imaginais pleurer, mais pendant lequel je n’ai pourtant  pas versé de larme. En y repensant, pleurer m’aurait empêché de bien le voir, et il fallait que je le vois mon amour. À ce moment, 4h33, le temps s’arrête tout simplement, la vie prend tout son sens, ces neuf mois prennent du sens.

Après avoir vĂ©cu cette Ă©tape qu’est la naissance et mĂŞme la grossesse dans sa globalitĂ©, je dois dire que je trouve les femmes encore plus belles, plus fortes et plus courageuses…

Une jolie illustration dont je ne connais pas l’auteur-e

Bises, Pachamaman

PachaMaman

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