Allaitement,  Maternité

Ce que j’ai appris grâce à mon allaitement

Si vous avez lu mon récit sur notre petite aventure lactée, vous savez à quel point j’aime allaiter mon bibou mais aussi que les débuts n’ont pas été simples. Alors pourquoi je n’ai jamais lâché alors que rien n’a été facile ? Pourquoi n’ai-je pas arrêté alors que c’est si simple de donner le biberon ? Principalement parce que c’était MON affaire et que je voulais la réussir. Un peu comme si cette réussite allait m’aider à réussir tout ce que j’entreprendrai par la suite. Un peu comme si c’était une étape par laquelle il fallait passer. Et aussi et surtout pour LUI. Car l’allaitement maternel reste le mieux pour un nourrisson, je ne pouvais pas laisser tomber.

Et puis il n’y a pas à badiner, le lait maternel c’est beau c’est bon et c’est bien. Ça remplit toutes les cases. En plus ça sent bon (étrange non quand on n’est pas trop fan du lait en général ?!). Ce n’est pas pour culpabiliser les mamans qui ont choisi le biberon mais aucun autre animal ne fait nourrir son bébé par un autre animal (à part peut-être si la mère est morte…).

Et puis l’allaitement, quand les petits tracas sont passés (je dis petit mais c’était pas petit quand j’étais en train de serrer les dents hein) ça fait du biiiien ! Ça fait du bien de ne pas avoir à faire chauffer un biberon, ça fait du bien de sentir son bébé collé contre soi, ça fait du bien cette sensation qu’il ait « un peu » « vidé » nos seins et les hormones de bien-être qui découle de l’allaitement.

Pour toutes ses raisons, je voulais vous raconter mon expérience un peu plus en détail…

Premier épisode 

À la maternité, dès le deuxième jour il me semble, je serrais les dents fooooort, très fort. À partir de là, je suis presque passée par tous les stades. Et puis je me disais que comme je n’avais pas connu la douleur de l’accouchement (accouchement sous péridurale pour moi) je devais endurer la souffrance de l’allaitement. Mise à part ce fardeau que je m’autoproclamais, il fallait quand même que je trouve ce qui n’allait pas et comment le soigner. J’ai longuement cherché sur des sites spécialisés, sur des forums où je pouvais trouver des mamans expérimentées et dans des livres d’où venaient les crevasses et comment les éradiquer. Je crois que j’ai tout essayé : lanoline, bouts de sein en silicone, seins à l’air libre, seins sous compresses de lait maternel, coquillages d’allaitement, coussins chauffants… j’ai été une bonne consommatrice de produits en tout genre mais à chaque fois que ça allait un peu mieux, la tétée suivante brisait tous mes efforts, les crevasses revenaient de plus belle. Le plus dur c’était que bébé tétait très souvent au départ, jusqu’à ses 4 mois au moins 10 fois par jour (le maximum de 12 étant très souvent atteint).

Second épisode 

Puis, au bout de la troisième semaine, la douleur s’intensifie et je me dis que ce n’est plus qu’une affaire de crevasses. Ce n’est pas normal d’avoir autant mal. Je vérifie les symptômes, et je crois que nous avons de la candidose (un vilain champignon qui rend les bouts de sein très roses et on peut même avoir la peau à cet endroit qui pèle, chez bébé on peut le voir dans sa bouche ou au niveau des fesses (érythème fessier), et surtout on le reconnaît à cette douleur intense au début de la tétée). J’ai mal mais je suis tellement soulagée à ce moment d’avoir trouvé le problème. Le pédiatre me fait une ordonnance, et je crois que c’est enfin la fin de mon calvaire, mais en fait je vais avoir beaucoup de mal à éradiquer cette chose : il m’aura fallu presque trois mois…

Aujourd’hui ça me fait tellement du bien de retranscrire cette épisode car oui c’est un peu comme une victoire. Je ne saurais jamais comment nous avons pu attraper cette maladie mais l’important c’est d’apprendre et de ne rien lâcher. Nourrir son enfant sans souffrir c’est ce qui pouvait m’arriver de mieux. Je remercie les dieux !! (Bon ok, je fais une overdose de GOT je crois.)

L’allaitement, le vrai

Pour résumer en fait, l’allaitement c’est un peu comme ça : est-ce que bébé pleure parce qu’il veut le sein ? ; des crevasses qui ne guérissent jamais car bébé tète 12 fois par jour (or période de pic de croissance) ; des dépenses à droite à gauche à essayer en vain différents remèdes et astuces ; une bonne et longue candidose (pour pas dire sale, ce serait plus juste) ; un risque de confusion sein-tétine qui peut arriver n’importe quand et perturber mon allaitement (parce que vous pensez bien que la tétine m’a un peu sauvée quand même, heureusement depuis que bébé a commencé à sucer son pouce, il n’a plus autant besoin de tétine, quasiment plus, et le biberon de lait artificiel également de temps à autre) ; maman qui se lève une à deux fois par nuit pour nourrir bébé (mais ça me fait plaisir de le faire ❤️) ; se poser souvent la question « est-ce qu’il a assez mangé ? » ; et quand je tire mon lait et que je vois une dose plus importante d’eau que de crème « est-ce que mon lait est assez nourrissant ? » (alors que la magie du lait maternel, c’est justement qu’il s’adapte aux besoins de son bébé. Il paraît que c’est le contact de ses muqueuses avec le sein qui envoie les informations) ; risquée d’être jugée par la société (j’en ris, c’est bien sûr le dernier de mes tracas… mais il fallait le mentionner quand même pour ne pas oublier qu’on vit dans une société puriste n’est-ce pas ?).

En retirer les leçons

Une mauvaise position, une mauvaise prise en bouche, un petit rien peut causer des douleurs importantes. Tout ça, je n’en savais rien ! Je ne sais pas pourquoi, avant d’accoucher tout ce que je voyais de l’allaitement me paraissait magnifique (et aujourd’hui je trouve ça encore plus beau qu’avant un bébé qui se nourrit du sein). Tous ces super comptes Instagram avec ces mamans spécialisées sur la question (cherchez #lolohelpeuse et vous trouverez vos sauveuses), ces sites spécialisés allaitement (maman lune), ces associations (la leche league) et tous ces livres (l’art de l’allaitement maternel), je ne les croisais jamais, comme si ça relevait du mystique. Mais peut-être que ce n’est que moi qui ne les voyais pas alors qu’ils étaient devant moi…

Les avantages de l’allaitement, à partager encore et encore

Les belles choses sur l’allaitement que j’avais lu, les nombreux avantages pour maman, ô ça je m’en suis souvenue pourtant… L’allaitement permet de perdre rapidement ses kilos de grossesse (faux – pas pour moi en tout cas – grrr), l’allaitement retardera vos règles et agira comme une contraception (faux également).

Alors je me suis rabattue sur les nombreux avantages pour mon bébé d’amour : un lait adapté à ses besoins, des meilleures défenses immunitaires grâce aux anticorps contenus dans mon lait, moins de problèmes de coliques (il n’en a d’ailleurs pas eu), une meilleure digestion, des couches moins odorantes et moins de selles, un meilleur développement du cerveau, réduit le risque d’obésité et tant d’autres bénéfices encore…

Mais je ne suis pas mauvaise bouche, et il reste quand même quelques avantages pour maman à ne pas nier : une réduction du risque de cancer très élevée surtout à partir d’un an d’allaitement, ne pas avoir besoin de préparer, laver, stériliser des biberons, baisse du niveau de stress et favorise le sommeil.

Enfin, mes petits conseils pratiques avant de se quitter

Concernant les crevasses, je pense que j’aurais dû utiliser les bouts de sein plus longtemps. Ensuite, j’aurais simplement dû commencer plus tôt les compresses de LM, car il n’y a pas mieux que de se soigner naturellement. Bien sûr, ce que vous trouverez la plupart du temps dans les crèmes faites pour soigner ce problème sont des produits naturel, mais quand ça vient de son corps c’est encore mieux. Aussi, les coquillages ont vraiment un effet apaisant (mais pas forcément cicatrisant).

Pour la candidose, ce qui est frustrant en plus de la douleur c’est qu’on ne sait pas vraiment comment elle arrive là. Pour la soigner, il faut bien veiller à se traiter soi-même et à traiter son bébé en même temps (ce par quoi aurait dû commencer le pédiatre, mais il n’a donné un traitement que pour moi). Je crois que le pédiatre n’a pas été très réactif pour cela mais comment lui en vouloir ? C’est un très bon pédiatre mise à part qu’il est toujours pressé (tout le monde veut le voir dans la ville…).

Enfin dernier conseil, n’écoutez que vous et ne faites pas attention au regard et aux dires des autres s’ils ne vous paraissent pas bons ou pas fondés. Ne doutez pas de vous, vous savez ce qui est le mieux pour votre bébé.

Pour le fun 🙃

Merci de m’avoir lue…

Alors, au final, ce que je retiens, c’est qu’il m’a fallu mon fils pour apprendre le mot persévérance.

Il m’a fallu mon fils pour comprendre que je n’avais besoin d’écouter que moi (et mon chéri aussi très souvent quand même).

Aujourd’hui je me sens plus forte et je me demande quelle meilleure version de moi-même je pourrais encore devenir demain.

Il faut combattre pour savourer le repos.

Il faut persévérer pour connaître le bonheur.

Je vous souhaite de beaux et longs allaitements !!! (Si vous allaitez ou souhaitez le faire.)

Encore pour le fun 😉

Bisous lactés, PachaMaman

Oui, c’est une photo de nous tout en haut. Merci PicsArt pour le joli montage.

 

PachaMaman

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